Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 23:48
Santiago est situé sur un territoire naturellement assez désertique. On ne s'en rend presque pas compte en ville où les plantes sont assez vertes et variées. Elles sont arrosées grâce aux glaciers des Andes qui représentent un puits dont j'ai eu l'occasion d'aller repérer la soit-disant inépuisabilité...


Il n'est pas rare de voir les particuliers ou les employés municipaux passer leur demi-heure quotidienne pour nettoyer un mètre carré de trottoir, avec une pression de pompiers.

Dans le Parc O'Higgins (près de mon labo), on ne sait pas régler les jets d'eau de façon à ce qu'ils passent moins de la moitié du temps à arroser les chemins. On arrose sous le soleil, toute l'après-midi, et le soir ça fait des étangs.

Peu sont ceux qui ont du aller voir l'expostion de l'école de géophysique, où l'on apprend que, contrairement aux pays voisins où il pleuvra plus, les 4 régions centrales du Chili connaîtront dans les décenaires qui arrivent une baisse de entre 15% et 30% des précipitations. L'occasion alors de voir la réaction des quelques six millions d'habitants autour de Santiago sans eau potable...
Par moi - Publié dans : remarque bête
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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 22:48


On part à 7 dans un petit bus avec les sacs sur le toit. Dedans il y a toujours des Pablos et des Sebastianes, ainsi que deux Français (mes futurs colocs). On se serre un peu avec d'autres randonneurs. À mi-chemin le chauffeur nous demande quand on revient et un numéro de téléphone où appeler dans le cas contraire.


Le bus nous laisse beaucoup moins loin que là où l'on doit rejoindre nos 6 compagnons venus en voiture. En ce qui me concerne, ce bonus se fera sentir en fin de journée.

 

Toujours pas de chemin.
 
En fait on le retrouve un peu plus loin ;
on s'était juste mal débrouillé.



Ils rigolent quand je dis que le condor est peut-être attiré par ceux qui font le mort. Pourtant j'avais vraiment l'impression.


Alors ce caillou soit c'est rudement bien fait, soit le réchauffement climatique le fera tomber un jour sur un petit groupe comme nous. À ce point on se sépare des quatre fous qui préfèrent faire glisser sur un couloir à 45°...

 

Nous on est en bonne compagnie avec les penitantes.

Apparemment le glacier est vraiment exceptionnellement petit.


Le Moái, un truc comme 4180m.


Lui c'est Sebastián, mon compagnon de cordée.


Au fond, je crois que c'est le volcan Maipo, qui marque la frontière argentine où Henri Guillaumet est resté coincé cinq jours après un accident de l'Aéropostale.

 

Il y a deux trucs bien dans la montagne dans cette région des Andes : le manjar (lait concentré caramélisé) et que tu te trimballes pas de double-toit. Il y a un truc moins bien, c'est la sècheté qui répand du sable partout, pain et appareil photo compris.


Retour tranquille, trop même, puisqu'on a failli sous-estimer le temps entre le départ des voitures et le départ du bus... Bilan final du groupe : la plus grosse ampoule que j'ai jamais vue, deux ou trois genoux en vrac et un visage défiguré par cette chute de 100m arrêté par les cailloux. Le compte-rendu de la rama dira "una pequeña caída", heureusement finalement pas trop grave.

Par moi - Publié dans : montagne
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 18:37
Ça y est je ne suis plus clandestin : j'ai un RUT (comprendre une carte d'identité avec un numéro particulier que je dois dire à tout bout de champ dès que je veux me simplifier une démarche, une réservation, une demande quelconque...).
Je n'ai toujours pas bien compris comment j'ai pu réussir cette prouesse : je fus trimballé de bureau en bureau, en ne me fiant qu'aux conseils de ceux qui passèrent l'épreuve avant moi, car il ne faut pas compter sur les différents services de l'immigration ou police d'investigation pour me donner des renseignements sur dans quelle administration foireuse du bout de la ville je dois aller avec mon bout de papier et mes doigts plein d'encre, cela interromprait leur conversation téléphonique sur les derniers potins du commissariat...

Comme si l'étranger l'est par nature et l'étranger ne lui fait que s'en rendre compte.
Par moi - Publié dans : petit rien
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 13:09

Pour résumer la première impression sur les Chiliens : quand je prenais le métro à Berlin j'étais le plus brun, le plus petit et le plus barbu ; bah ici c'est le contraire.
La deuxième impression c'est cet aspect de vie au jour le jour ; on pourrait dire une incapacité de projection mais c'est pas forcément toujours négatif. À court terme, on ne prévoit pas que le mec marche du même côté du trottoir et on se rentre dedans. À long terme, on ne prévoit pas que l'isolation de l'appartement est un investissement rentable.
D'ailleurs, comme en Italie, ils se disent au revoir par "on se voit", quand les Allemands (de ce que j'avais compris) disaient "à [jour de la semaine]"...
Par moi - Publié dans : petit rien
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 06:45
Valparaíso n'est qu'à une bonne centaine de kilomètres de Santiago, mais l'océan lui confère un climat très différent : des fois il pleut.

La ville est divisée en le plan et les cerros qui l'entourent.


Parfois la vue a de petits airs du Panier de Marseille, avec des maisons plus basses et plus colorées.


Pour monter sur les cerros, des ascencores, construits dans les années 1880.



Plus on monte, plus les baraques correspondent à des classes sociales modestes ; la vue sur l'océan n'y est pas moins belle.



Ils ont aussi leur place à cathédrale et palmiers.


La démocratie selon le général, c'est la séparation des pouvoirs entre Santiago (gouvernement) et Valparaíso (parlement). Le congrès est construit au lieu de sa maison d'enfance, mais ne fut terminé qu'après sa défaite aux élections de 1989.

C'est aussi un port très important pour le fret et pour l'armée.

À Valparaíso, je suivis aussi une conférence.
Il y avait, outre quelques Chiliens et Français, un Vénézuélien, un Équatorien et une Mexicaine, avec lesquels j'appris que, si les mots qui diffèrent du Castillan concernent en fait toute l'Amérique Latine, la rapidité d'élocution est bien typiquement chilienne. De fait j'avais moins de mal à comprendre ces étrangers (peut-être aussi parce qu'ils étaient à l'étranger).
Par moi - Publié dans : voyage
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